La gastronomie polynésienne est une cuisine d'archipel, profondément liée à la mer, aux produits tropicaux et aux techniques de cuisson sur pierres chaudes héritées des ancêtres ma'ohi. Elle s'enrichit aujourd'hui d'influences françaises (technique, présentation), chinoises (apportées par la communauté hakka installée à Papeete depuis la fin du XIXe siècle) et japonaises (sashimi, plats crus).
Le plat national est sans conteste le poisson cru au lait de coco (i'a ota) : des cubes de thon rouge frais marinés brièvement dans du jus de citron vert, puis nappés de lait de coco frais, avec des dés de tomate, de concombre et d'oignon. Servi très frais, c'est l'un des plats les plus rafraîchissants et les plus savoureux que l'on puisse goûter sous les tropiques. Une version chinoise existe avec sauce soja et gingembre. Vous le trouverez partout : dans les snacks de Papeete, les roulottes du front de mer, les restaurants des resorts.
Le poulet fafa (poulet mijoté dans des feuilles de taro) et le porc en croûte de sel cuit au four traditionnel (ahima'a) sont les plats festifs des grandes tablées polynésiennes. Le ahima'a — four traditionnel creusé dans le sable avec des pierres chauffées au feu de bois — cuit lentement le porc, le poisson, les bananes plantain et le taro pendant plusieurs heures. Goûtez-y absolument lors d'une soirée traditionnelle dans un hôtel de Moorea, Tahiti ou Bora Bora.
Le pain coco est un autre incontournable : un pain dense et légèrement sucré au lait de coco, servi en accompagnement ou au petit-déjeuner. Le po'e — dessert traditionnel de bananes (ou de papaye, citrouille, fruit de l'arbre à pain) cuites en gelée épaisse et nappées de lait de coco — clôt parfaitement un repas polynésien.
Les fruits tropicaux sont d'une fraîcheur incomparable : ananas Victoria de Moorea (les meilleurs au monde), mangues, papayes, fruits de la passion, ramboutans, corossols, noix de coco fraîche. Le jus d'ananas de Moorea et la vanille de Tahaa (l'une des meilleures vanilles au monde, plus florale et plus complexe que la bourbon) sont les deux ambassadeurs incontournables.
Côté boissons, la bière locale Hinano (en boîte rouge et fleur de tiaré) est la boisson convivialité par excellence. Les cocktails au rhum de Tahiti (rhum agricole local) et au jus de fruits tropicaux complètent l'offre. Les vins français et néo-zélandais sont disponibles dans les hôtels mais à des prix élevés (50-100 % plus chers qu'en métropole — importation, taxes).
Un mot sur les roulottes de Papeete : sur la place Vai'ete au bord du front de mer, chaque soir à partir de 18 h, une vingtaine de roulottes (food trucks polynésiens) servent des steak-frites, des poissons grillés, des plats chinois, des crêpes — pour 10-15 € par personne. C'est l'un des spots les plus authentiques et économiques de la capitale, fréquenté par les locaux comme par les touristes.
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