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Kyoto

Que faire — Kyoto

Kyoto concentre un nombre de sites de première importance qui dépasse tout ce qu'une ville de moins de 2 millions d'habitants devrait légitimement posséder. L'exploration s'organise par zones géographiques.

Le sud de Kyoto commence par Fushimi Inari Taisha, le sanctuaire shintoïste aux milliers de torii vermillons qui s'étagent sur la montagne Inari : une heure de marche jusqu'au milieu et deux heures pour le sommet (232 m). À visiter à l'aube absolument — avant 7h, les allées de torii n'appartiennent qu'à vous et aux vendeurs de nourriture pour renards. Daigo-ji, moins connu, est un joyau avec son donjon de cinq étages et ses jardins exceptionnels en sakura.

L'ouest de Kyoto est dominé par Arashiyama et sa bambouseraie (Sagano Chikurin-no-michi) : deux cents mètres d'un canyon végétal vert pâle qui filtre la lumière d'une façon unique au monde. Juste à côté, le temple Tenryu-ji (UNESCO) et ses jardins inspirés de la peinture Song abrite l'un des plus beaux jardins japonais. Le monastère Jojakko-ji, moins connu, offre une vue plongeante sur la vallée de l'Oi depuis ses hauteurs boisées. Pour une expérience plus intimiste, la croisière en barque sur la rivière Hozu (Hozugawa kudari) de Kameoka à Arashiyama prend trois heures à travers des gorges sauvages.

Le nord-ouest de Kyoto concentre les temples les plus célèbres. Kinkaku-ji (le Pavillon d'Or) est l'image la plus reproduite du Japon — ses trois étages recouverts de feuilles d'or se reflètent dans l'étang Kyoko-chi par ciel clair. Incontournable et très fréquenté — arrivez à l'ouverture (9h) pour éviter les pires foules. Ryoan-ji abrite le jardin sec le plus célèbre du Japon : quinze pierres disposées dans un rectangle de gravier râtissé, composition que huit siècles de visiteurs n'ont pas encore épuisé. Ninna-ji et son jardin de cerisiers à cinq pétales (omuro-zakura) close la trilogie du nord-ouest.

L'est de Kyoto — Higashiyama, Gion, le Chemin des Philosophes — est le Kyoto de carte postale. Le quartier de Higashiyama (rues pavées, boutiques de poteries et de thé dans des machiya restaurées, vue sur la pagode de Yasaka) est le plus photographié du Japon. Gion, le quartier des geisha, s'explore au crépuscule dans la rue Hanamikoji. Le Chemin des Philosophes (Tetsugaku-no-michi, 2 km le long d'un canal bordé de cerisiers) relie Nanzen-ji à Ginkaku-ji — une promenade incontournable, particulièrement belle en sakura et en momiji.

Les expériences immatérielles complètent la visite culturelle. Une cérémonie du thé (chado) dans un jardin zen — plusieurs temples proposent des sessions d'initiation en anglais (Urasenke, En tea ceremony). Un cours de ikebana (art floral japonais) dans une école traditionnelle. Une séance de zazen (méditation zen assise) à Shunkoin ou Kennin-ji, deux temples ouverts aux pratiquants étrangers. Une soirée dans une maison de thé de Pontochō, la ruelle de restaurants qui longe la rivière Kamo — l'une des expériences gastronomiques les plus élégantes d'Asie.

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Rédigé par La rédaction · Mis à jour le 29/05/2026

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